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de Philippe MARTINEAU :       

Burka


Car rien n’est plus nu qu’un visage

car ce qu’elle en cache
ce sont des cils
trop purs pour essaimer de jour
et des mèches
trop sages pour jouer à la brise

ce sont des yeux
trop verts pour se couper du songe
et renoncer à luire au fond de la conscience

car ce qu’elle en cache
c’est une larme de fond
qui ne sort qu’à couvert.

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